Pourquoi un indice d’usage de l’IA sur nos productions ? Et pourquoi nous espérons que d’autres l’adoptent ?
NUTR’IA est un badge apposé en bas de chaque document produit par Fantasià. Nous espérons qu’il puisse se propager. Il est basé sur le modèle du Nutri-Score.
Il dit, en une lettre, jusqu’où l’intelligence artificielle est intervenue dans ce que vous avez sous les yeux.
Il fait face aux bouleversements technologiques et sociétaux de notre monde. Il prend parti, il juge, mais il n’est ni fermé, ni sectaire.
Il est destiné à être modifié, amendé par toute personne capable d’exprimer des opinions réfléchies et mesurées. Il prend le temps de l’analyse et de la concertation, dans un monde trop productif.
Mais il existe aussi parce qu’il mise sur l’honnêteté.
Parfois nous utilisons de l’IA générative (certaines fois sans le savoir…), mais c’est déclaré, et non masqué.
Les débats sur l’IA sont philosophiquement importants, et salutaires.
À quel moment notre production est-elle humaine ou non ? Un artiste, c’est quoi ? Une machine peut-elle penser ?
Toutes ces questions doivent être débattues calmement et avec patience, car c’est sûrement ça aussi, faire partie de notre espèce : savoir contrôler et mesurer notre propension à inventer, innover et créer.
C’est, il nous semble, cette capacité à prendre le temps de « réfléchir » qui a été trop souvent écrasée par des besoins de productivité « rentable », et pour « générer » toujours plus.
Cela nous a éloignés du principal : nous sommes des êtres vivants de la planète Terre.
Une association — la nôtre en tout cas — a des valeurs, elle n’est pas hors de la société, au contraire : elle en est le ciment.
Alors, puisqu’à Fantasià nous sommes des enfants du « code », puisque notre imaginaire a été modelé par les pixels, les scripts, les shaders, les sons des touches de clavier ou de manette ;
nous n’avons pas le désir que nos mondes imaginaires soient écrasés par la même chose qui a écrasé notre monde bien réel.
Nous voulons sauvegarder un peu de ce qui fait de nous des Homo sapiens !
Sans les humain.e.s, finalement, pas d’imaginaire.
Ludiquement votre,
Fantasià